La Russie vise Telegram alors que Durov fait face à une enquête terroriste

La Russie vise Telegram alors que Durov fait face à une enquête terroriste

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Rosfinmonitoring confirme que des plateformes d’échange crypto russes comme Binance partagent les données des utilisateurs avec les autorités, mettant ainsi fin à l’anonymat crypto en Russie.
  • La Russie ouvre une enquête antiterroriste sur Pavel Durov pour faire pression sur Telegram
  • Le Kremlin relie Telegram à l’influence de l’OTAN et aux risques sécuritaires en temps de guerre
  • Les signaux de répression poussent vers le contrôle de la plateforme MAX soutenu par l’État

La Russie a intensifié sa campagne contre Telegram mardi en lançant une enquête pénale contre le fondateur Pavel Durov, marquant un effort plus profond pour limiter l’influence de la plateforme de messagerie en temps de guerre.

Les autorités ont lié l’enquête à des accusations liées au terrorisme et à de nouvelles tentatives de restreindre l’accès à l’application, qui reste largement utilisée en Russie et en Ukraine. Par conséquent, cette décision souligne la détermination de Moscou à renforcer le contrôle numérique alors que le conflit entre dans sa quatrième année.

Le journal d’État Rossiyskaya Gazeta a rapporté que les enquêteurs examinent Durov en vertu de l’article 205.1 du Code pénal russe. Les responsables affirment que Telegram soutient les activités extrémistes et sert des intérêts étrangers hostiles. De plus, le rapport décrivait la plateforme comme un outil hybride de menace lié aux réseaux de l’OTAN et ukrainiens.

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Telegram a nié les allégations selon lesquelles il soutient des actes criminels. Durov avait précédemment soutenu que la Russie vise à pousser les citoyens vers une alternative soutenue par l’État appelée MAX. Il a averti que les autorités souhaitent une surveillance accrue via des plateformes domestiques. Cependant, les responsables russes continuent de présenter Telegram comme un risque pour la sécurité nationale.

Le Kremlin signale une poussée plus large en matière de sécurité

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que les autorités avaient observé sur Telegram des contenus susceptibles de menacer la sécurité publique. Il a ajouté que les responsables avaient documenté des violations répétées et un refus de coopérer avec les régulateurs. Ainsi, les agences prennent des mesures qu’elles jugent appropriées selon les lois en vigueur.

Les dirigeants russes défendent la répression comme une réponse aux défis sécuritaires à l’intérieur du pays. Ils citent des attaques transfrontalières et des tentatives de sabotage présumées liées aux services de renseignement occidentaux. De plus, les responsables ont renforcé les restrictions sur les réseaux privés virtuels et les services de messagerie, y compris WhatsApp.

Moscou a ralenti les fonctionnalités vocales et vidéo de Telegram ces derniers mois. Elle a également temporairement bloqué l’application pour certains utilisateurs plus tôt ce mois-ci. Néanmoins, de nombreux utilisateurs en Russie accèdent encore au service.

Le rôle de Telegram dans le flux d’informations en temps de guerre

Depuis son lancement en 2013, Telegram est devenu une chaîne d’information majeure en Russie. Soldats, blogueurs et militants politiques s’y appuient pour obtenir des mises à jour depuis les lignes de front. Fait significatif, tant les commentateurs pro-Kremlin que les figures de l’opposition utilisent la même tribune.

Durov a quitté la Russie en 2014 après avoir refusé les exigences gouvernementales concernant son ancienne société, VK. Il réside désormais aux Émirats arabes unis. De plus, il a critiqué les restrictions en Europe et en Russie. Les autorités françaises l’ont arrêté en 2024 lors d’une enquête distincte, mais l’ont ensuite autorisé à partir pendant que les enquêtes se poursuivaient.

Pendant ce temps, le Service fédéral de sécurité russe affirme que les forces ukrainiennes recueillent des données via des comptes Telegram utilisés par les troupes russes. Par conséquent, le gouvernement présente ses actions comme défensives. Cependant, les critiques soutiennent que cette répression reflète une expansion plus large de la surveillance d’État, en partie calquée sur le système chinois.

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