- Le Kenya ouvre les règles provisoires VASP pour la participation du public avant le déploiement complet de la loi crypto.
- Le cadre provisoire introduit des exigences de licence, de réserves et de divulgation.
- Le changement de politique reflète un passage des avertissements à une régulation structurée des cryptomonnaies.
Le Kenya a franchi une étape majeure vers la régulation de son secteur crypto en publiant des projets de règles pour les fournisseurs de services d’actifs virtuels (VASP), ouvrant ainsi un cadre pour les retours du public avant la mise en œuvre complète.
La proposition définit les exigences relatives aux licences, aux réserves de stablecoins et aux obligations de divulgation, et est désormais ouverte aux commentaires du public jusqu’au 10 avril 2026.
Ce que couvrent les règles VASP du projet
Le Trésor National, en collaboration avec la Banque centrale du Kenya (CBK) et l’Autorité des marchés de capitaux (CMA), a publié le projet de règlement sur les fournisseurs de services d’actifs virtuels de 2026, ainsi qu’une déclaration d’impact réglementaire.
Le cadre introduit des exigences clés concernant la licence, les réserves de stablecoins et les obligations de divulgation, visant à clarifier la surveillance des activités liées à la crypto au Kenya.
Les projets de règles sont publiés en vertu de la loi sur les fournisseurs de services d’actifs virtuels de 2025, qui établit la base juridique pour la régulation des entreprises d’actifs numériques opérant au Kenya ou à partir d’elles.
Processus de consultation publique et calendrier
Le gouvernement a ouvert la proposition pour consultation publique, les parties prenantes étant invitées à soumettre leurs retours jusqu’au 10 avril 2026.
Les soumissions peuvent être faites par mémorandum écrit, email ou livraison physique au Trésor national. De plus, les autorités prévoient d’organiser des forums publics nationaux à partir du 30 mars afin de recueillir des avis plus larges.
Les responsables ont confirmé que le projet avait été élaboré à travers un effort multi-agences impliquant le Trésor national, le CBK et la CMA
De plus, la participation du public est assurée conformément aux exigences légales. Les membres du public ont été invités à soumettre des commentaires écrits, des mémorandums ou des contributions au Secrétaire principal du Trésor national par courrier, en main propre ou par courriel avant la date limite du 10 avril. Les autorités prévoient également d’organiser des forums publics nationaux à partir du 30 mars afin de recueillir des retours supplémentaires.
Un changement réglementaire fait suite à des années d’évolution des politiques
L’approche du Kenya envers les actifs numériques a considérablement évolué au cours de la dernière décennie, passant de la prudence à une régulation structurée.
La Banque centrale du Kenya a émis d’abord des avertissements contre les monnaies virtuelles en 2015, suivis d’avis similaires de la part de l’Autorité des marchés financiers en 2018. Malgré une adoption croissante, le secteur est resté largement non réglementé pendant des années.
En 2023, le gouvernement a instauré une taxe de 3 % sur les actifs numériques sur les transactions en cryptomonnaies. Cela a ensuite été remplacé en 2025 par une taxe d’accise de 10 % sur les frais de service facturés par les fournisseurs d’actifs virtuels.
Ce changement reflète un effort plus large pour formaliser le secteur tout en maintenant la surveillance et la conformité fiscale.
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