La Corée du Sud met fin à la déclaration obligatoire des transferts de cryptomonnaies supérieurs à 10 millions de wons – Coin Edition

La Corée du Sud met fin à la déclaration obligatoire des transferts de cryptomonnaies supérieurs à 10 millions de wons

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La Corée du Sud met fin à la déclaration obligatoire des transferts de cryptomonnaies supérieurs à 10 millions de wons
  • La Corée du Sud s’éloigne de la déclaration obligatoire des transferts crypto au-delà de 10 millions de wons.
  • La règle proposée aurait pu multiplier par 85 les rapports annuels de transactions suspectes.
  • Les autorités continueront d’élargir la règle de voyage, exigeant des informations d’identité pour tous les transferts.

Les autorités financières sud-coréennes se sont retirées d’une proposition controversée qui aurait obligé les plateformes d’échange crypto à déclarer automatiquement les transferts supérieurs à 10 millions de wons (7 300 $) impliquant des plateformes crypto étrangères ou des portefeuilles personnels.

Selon la proposition initiale, tout transfert au-delà du seuil aurait été considéré comme une transaction suspecte et signalé à l’Unité de renseignement financier (FIU), que la plateforme ait identifié ou non des signes réels de faute.

À la suite de consultations avec l’industrie, les régulateurs ont désormais décidé de laisser les plateformes évaluer elles-mêmes les risques de lutte contre le blanchiment d’argent (LBC) plutôt que d’exiger un reporting global basé uniquement sur la taille des transactions.

Un responsable de la FIU a déclaré que les entreprises devraient porter des jugements qualitatifs sur le risque plutôt que de déclarer mécaniquement les transactions simplement parce qu’elles dépassent un montant fixe.

La résistance de l’industrie a changé le débat

La proposition a suscité une forte opposition de l’industrie crypto sud-coréenne. La Digital Asset Exchange Alliance (DAXA), qui représente les cinq plus grandes bourses du pays, a soutenu que les rapports de transactions suspectes devraient rester liés à de véritables évaluations de risque plutôt qu’à des seuils de transaction.

Selon les estimations du secteur, la règle aurait pu faire passer les rapports annuels de transactions suspectes de 63 408 à plus de 5,44 millions de dépôts.

Les bourses ont averti qu’une augmentation de 85 fois plus lourde des équipes de conformité et des régulateurs avec des rapports réguliers, rendant plus difficile l’identification d’activités véritablement suspectes.

DAXA a également soutenu que la proposition transférait effectivement la responsabilité des rapports réglementaires des autorités vers les bourses en obligeant les entreprises à soumettre des rapports indépendamment du risque réel.

L’expansion des règles de voyage reste

Alors que les autorités semblent prêtes à abandonner la déclaration obligatoire basée sur des seuils, plusieurs autres changements réglementaires restent en place. Le gouvernement continue de poursuivre ses plans pour supprimer le seuil actuel de 1 million de won pour les exigences du règlement de voyage.

Selon les règles actuelles, les plateformes n’ont qu’à collecter et partager les informations de l’expéditeur et du destinataire pour les transferts supérieurs à 1 million de wons. L’amendement étendrait ces obligations à tous les transferts, y compris les transactions en dessous du seuil actuel.

Pour les utilisateurs, cela signifie davantage d’exigences de vérification d’identité sur les transferts crypto transfrontaliers, quel que soit le montant de la transaction.

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Autres règles de conformité assouplies

Les autorités ont également assoupli plusieurs autres dispositions après avoir reçu des retours de l’industrie. La vérification client améliorée devait initialement devenir obligatoire pour toutes les transactions suspectes à haut risque.

Les régulateurs prévoient désormais d’exiger ces contrôles uniquement lorsqu’une plateforme détermine qu’une transaction présente des risques particulièrement élevés. Une exigence proposée obligeant les entreprises d’actifs virtuels à maintenir des ratios d’endettement inférieurs à 200 % a également été retardée d’un an afin de donner plus de temps aux petits opérateurs pour s’y conformer.

De plus, les régulateurs ont assoupli les règles exigeant que les infrastructures anti-blanchiment soient entièrement situées à l’intérieur de la Corée du Sud. Les plateformes seront désormais autorisées à utiliser des services cloud à l’étranger, sauf lorsqu’elles manipulent des données d’identification uniques ou des informations de crédit personnelles.

Règles finales encore en cours de révision

La Financial Services Commission a récemment précisé qu’aucune décision finale n’a encore été publiée concernant la clause de déclaration de 10 millions de wons.

La FIU examine encore des approches alternatives avant que l’amendement ne devienne final. Bien que la direction à suivre semble claire, les régulateurs ont laissé place à une version révisée du cadre de reporting avant la mise en place.

Si l’amendement révisé passe les examens du ministère de la Législation et d’autres agences, les règles mises à jour devraient entrer en vigueur le 20 août.

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