- Le Maharashtra devient le premier État indien à protéger les cryptomonnaies selon la loi sur les déposants.
- Les autorités peuvent désormais retracer, saisir, valoriser et liquider les cryptomonnaies liées à la fraude.
- La réforme vise les systèmes de Ponzi et soutient le recouvrement de ₹38 000 crores de réclamations.
Le Maharashtra est devenu le premier État d’Inde à placer les cryptomonnaies et autres actifs numériques virtuels dans une loi de protection des déposants ciblant les schémas d’investissement frauduleux. Selon des médias locaux, cet amendement offre aux enquêteurs une voie pour retracer, saisir, valoriser et liquider les avoirs numériques liés aux pertes des investisseurs.
Les législateurs de l’État ont adopté des modifications à la loi Maharashtra sur la protection des intérêts des déposants dans les établissements financiers, 1999, le 1er juillet. La définition révisée de « dépôt » inclut désormais les actifs numériques virtuels en vertu de l’article 2(111) de la loi sur l’impôt sur le revenu de 2025.
Les nouveaux pouvoirs MPID couvrent la saisie de cryptomonnaies et le remboursement des investisseurs
La définition couvre les cryptomonnaies, les jetons non fongibles et les représentations électroniques de la valeur pouvant être transférées, stockées ou échangées. Auparavant, la loi MPID permettait aux autorités de saisir les biens obtenus par dépôts, mais les actifs numériques n’étaient pas explicitement inclus.
Cet écart a créé de l’incertitude lorsque des opérateurs frauduleux ont converti l’argent des investisseurs en avoirs basés sur la blockchain. Cependant, les agences peuvent désormais identifier, saisir, évaluer et vendre des actifs liés aux affaires de fraude couvertes.
Les produits de liquidation peuvent alors entrer dans le processus de compensation MPID pour les déposants concernés. En substance, cette mesure cible les systèmes de Ponzi basés sur les cryptomonnaies et les opérations de dépôt non autorisées, plutôt que le trading ordinaire.
Parallèlement à ces pouvoirs de récupération élargis, l’amendement introduit des modifications procédurales visant à éviter des retards prolongés devant les tribunaux. Les tribunaux désignés du MPID ne peuvent accorder que deux ajournements, tandis qu’un troisième nécessite des circonstances exceptionnelles appuyées par des motifs écrits.
De plus, un établissement financier contestant une ordonnance de recouvrement doit déposer 50 % de sa dette totale auprès de l’autorité compétente avant que son appel puisse être poursuivi. Cette exigence vise à décourager les tactiques de retard et à accélérer la rémunération des déposants.
Les unités de surveillance du district ciblent la fraude et accélèrent les récupérations
Pour soutenir une application plus précoce, le ministre d’État à l’Intérieur, Yogesh Kadam, a indiqué que des unités de surveillance financière seraient créées dans chaque district. Ces équipes suivaient les entités suspectes, les promesses de rendement irréalistes et les nouveaux projets d’investissement.
Kadam a ajouté que les autorités pourraient récupérer les pertes en évaluant les avoirs numériques plutôt que de simplement les geler. Le gouvernement a lié ces réformes à environ 38 000 crores de livres non résolues pour des recouvrements de fraude financière .
Bien que les législateurs soutiennent globalement les garanties renforcées, plusieurs membres ont appelé à des mesures supplémentaires. Cela comprenait davantage de tribunaux spéciaux, une surveillance plus étroite des institutions coopératives, et une action plus large contre les réseaux de cybercriminalité et les comptes frauduleux sur les réseaux sociaux.
Cependant, cet amendement ne rend pas la cryptomonnaie monnaie légale ni ne crée un système de licence complet pour le secteur des actifs numériques en Inde. Au contraire, elle renforce les pouvoirs de recouvrement dans le cadre existant de protection des dépositants.
En fin de compte, une application efficace dépendra de la capacité des enquêteurs à retracer les portefeuilles, sécuriser les avoirs numériques et liquider les jetons volatils tout en préservant leur valeur pour les victimes.
À lire aussi : L’Inde reprend sa cinquième plus grande place boursière alors que la valeur marchande dépasse les 5 000 milliards de dollars
Disclaimer: The information presented in this article is for informational and educational purposes only. The article does not constitute financial advice or advice of any kind. Coin Edition is not responsible for any losses incurred as a result of the utilization of content, products, or services mentioned. Readers are advised to exercise caution before taking any action related to the company.